|
Groep I:
Vergelijking van twee fabels met hetzelfde thema
-
La
Mort et le Malheureux
-
La Mort et le
Bûcheron
Deze twee
fabels zijn varianten op hetzelfde thema. De eerste is geheel
van de hand van La Fontaine. De tweede is een bewerking van een
fabel van de Griekse dichter Aisopos.
Opdrachten:
1.
Geef van beide fabels een samenvatting van de inhoud in het
Nederlands.
2.
Lees het begeleidend commentaar van La Fontaine. Waarom heeft
hij besloten beide fabels in zijn bundel op te nemen? Geef een
zo volledig mogelijk antwoord.
3. Aan
het eind van de XVIIe eeuw vochten schrijvers onderling de zgn.
Querelle des Anciens et des Modernes uit: moest de Franse
literatuur verrijkt worden met originele Franse werken of moest
men het perfecte voorbeeld van de Klassieken blijven nabootsen?
Tot welk kamp behoorde La Fontaine getuige deze fragmenten?
4.
Welke van de twee fabels sprak je het meest aan en kun je
aangeven waarom?
Un malheureux appeloit tous les jours
La Mort à son secours
« O mort, lui disoit-il, que tu me sembles belle !
Viens vite, viens finir ma fortune
cruelle. »
5 La Mort crut, en venant, l’obliger
en effet.
Elle frappe à sa porte, elle entre, elle se montre.
»Que vois-je ? cria-t-il, ôtez-moi
cet objet ;
Qu’il est hideux !
que sa rencontre
Me cause d’horreur et d’effroi !
10 N’approche pas, ô Mort ; ô Mort, retire-toi. »
Mécénas
fut un galand homme ;
Il a dit quelque part : « Qu’on me rende impotent,
Cul-de-jatte, goutteux, manchot,
pourvu qu’en somme
Je vive, c’est assez, je suis plus que content. »
15 Ne viens jamais, ô
Mort ; on t’en dit tout autant.
commentaire de La Fontaine:
«Ce sujet a été traité d’une autre façon par Esope, comme la
fable suivante le fera voir. Je composai celle-ci pour une
raison qui me contraignait de rendre la chose ainsi générale.
Mais quelqu’un me fit connaître que j’eusse beaucoup mieux fait
de suivre mon original, et que je laissais passer un des plus
beaux traits qui fût dans Esope. Cela m’obligea d’y avoir
recours. Nous ne saurions aller plus avant que les Anciens : ils
ne nous ont laissé pour notre part que la gloire de les bien
suivre. Je joins toutefois ma fable à celle d’Esope, non que la
mienne le mérite, mais à cause du mot de Mécénas que j’y fais
entrer, et qui est si beau que je n’ai pas cru le devoir
omettre. »
La Mort et le Bûcheron

Un
pauvre Bûcheron,
tout couvert de ramée
Sous le faix
du fagot
aussi bien que des ans
Gémissant et courbé,
marchoit à pas pesants,
Et tâchoit de gagner sa chaumine
enfumée.
5 Enfin, n’en pouvant plus d’effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
« Quel plaisir a-t-il eu depuis qu’il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos. »
10 Le créancier,
et la corvée
Lui font d’un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la Mort. Elle vient sans tarder.
Lui demande ce qu’il faut faire.
« C’est, dit-il, afin de m’aider
15 A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère. »
Le trépas
vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d’où nous sommes :
Plutôt souffrir que mourir,
C’est la devise des hommes.
Groep II:
Mens en Macht
-
Les
Membres et l'Estomac
-
Les grenouilles qui demandent un roi
La Fontaine,
typisch een man van zijn tijd, hield niet van verandering. Je
weet maar nooit welk onheil je over jezelf afroept wanneer je de
wereld - die immers logisch en ordelijk in elkaar zit - probeert
te veranderen. In de eerste fabel dient hij degenen van repliek
die zo vaak mopperen op het gezag, dat in weelde baadt, terwijl
anderen zwoegen.
Opdrachten bij Les membres et l'estomac:
1. Uit
welke drie onderdelen bestaat deze fabel? Geef de versregels aan
en vat ieder onderdeel in het Nederlands samen.
2. Leg
de vergelijking uit tussen de werking van de maag en die van het
koningschap.
Les membres et
l’estomac
Je devais par la royauté
Avoir commencé mon ouvrage.
A la voir d’un certain côté,
Messer Gaster
en est l’image.
5 S’il a quelque besoin, tout le corps s’en ressent.
De travailler pour lui les membres se lassant,
Chacun d’eux résolut de vivre en gentilhomme,
Sans rien faire, alléguant
l’exemple de Gaster.
« Il faudrait, disaient-ils, sans nous qu’il vécût
d’air.
10 Nous suons, nous peinons, comme bêtes de somme.
Et pour qui ? Pour lui seul ; nous n’en profitons
pas :
Notre soin n’aboutit qu’à fournir ses repas.
Chômons,
c’est un métier qu’il veut nous faire apprendre. »
Ainsi dit, ainsi fait. Les mains cessent de prendre,
15 Les bras d’agir, les jambes de marcher.
Tous dirent à Gaster qu’il en allât chercher
Ce leur fut une erreur dont ils se repentirent.
Bientôt les pauvres gens tombèrent en langueur ;
Il ne se forma plus de nouveau sang au cœur ;
20 Chaque membre en souffrit, les forces se perdirent.
Par ce moyens les mutins
virent
Que celui qu’ils croyaient oisif et paresseux
A l’intérêt commun contribuait plus qu’eux.
Ceci peut s’appliquer à la grandeur royale.
25 Elle reçoit et donne, et la chose est égale.
Tout travaille pour elle, et réciproquement
Tout tire d’elle l’aliment.
Elle fait subsister l’artisan de ses peines,
Enrichit le marchand, gage
le magistrat,
30 Maintient le laboureur, donne paye au soldat,
Distribue en cent lieux ses grâces souveraines,
Entretient seule tout l’Etat.
Ménénius
le sut bien dire.
La commune s’allait séparer du sénat
35 Les mécontents disaient qu’il avait tout l’empire,
Le pouvoir, les trésors, l’honneur, la dignité ;
Au lieu que tout le mal était de leur côté :
Les tributs,
les impôts, les fatigues de guerre.
Le peuple hors des murs était déjà posté.
40 La plupart s’en allaient chercher une autre terre,
Quand Ménénius leur fit voir
Qu’ils étaient aux membres semblables,
Et par cet apologue,
insigne entre les fables,
Les ramena dans leur devoir.
In de tweede fabel laat La Fontaine zien dat je
beter maar tevreden kunt zijn met je politieke leider. Je weet
maar nooit wie zijn plaats in zou nemen...
Opdrachten bij Les grenouilles qui demandent un roi:
1.
Waarom gaf Jupiter de kikkers een koning?
2. Hoe
ziet die koning eruit?
3. Hoe
reageren de kikkers op de komst van hun koning?
4.
Waarom zijn ze niet tevreden met hun koning?
5. Wat
is het antwoord van Jupiter? Hoe leest hij hun de les?
Les grenouilles qui demandent un roi

Les grenouilles, se lassant
De l’état démocratique,
Par leurs clameurs
firent tant
Que Jupin
les soumit au pouvoir monarchique.
5 Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique :
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
10 Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau ;
Or, c’était un soliveau
15 De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s’aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant.
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
20 Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu’à sauter sur l’épaule du roi.
Le bon sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue.
25 « Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. »
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe
à son plaisir.
Et grenouilles de se plaindre ;
30 Et Jupin de leur dire : « Eh quoi ! votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement ;
Mais, ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire
35 Que votre premier roi fût débonnaire
et doux ;
De celui-ci contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.
Groep III:
Het recht van de sterkste
Hoewel La
Fontaine vaak een lans brak voor het koninklijke gezag, toont
hij ook
medelijden
voor de armen en de zwakkeren die dikwijls bespot worden en als
zondebok
worden aangewezen, terwijl de rijken en de sterkeren buiten
schot blijven.
Opdrachten bij les Animaux malades de la peste
:
1. Vat
de inhoud van deze fabel in het Nederlands samen.
2. Wat
was blijkens het begin van de fabel de oorzaak van de
pestepidemie?
3. v.
21-22 Ken je inderdaad voorbeelden uit de geschiedenis
van "offers voor het heil van de gemeenschap"?
4. Wat
voor soort mensen worden uitgebeeld door de leeuw, de vos, de
tijger, de beer, de ezel en de wolf?
5. Kun
je uit onze tijd een voorbeeld vinden van wat er in deze fabel
wordt uiteengezet?
Les
Animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom),
5 Capable d’enrichir en un jour l’Achéron
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie ;
10 Nul mets n’excitait leur envie.
Ni loups ni renards n’épiaient
La douce et innocente proie.
Les tourterelles
se fuyaient ;
Plus d’amour, partant
plus de joie.
15 Le lion tint conseil, et dit : « Mes chers amis,
Je crois que le ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune.
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux
20 Peut-être il obtiendra la guérison
commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements.
Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
25 Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,
J’ai dévoré force
moutons.
Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense.
Même il m’est arrivé quelquefois de manger
Le berger.
30 Je me dévouerai
donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi ;
35 Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Eh bien ! manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ?
Non, non : vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant beaucoup d’honneur ;
Et quant au berger, l’on peut dire
40 Qu’il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire
Ainsi dit le renard, et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
45 Du tigre, ni de l’ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins
Au dire de chacun étaient de petits saints.
L’âne vint à son tour et dit : « J’ai souvenance
50 Qu’en pré de moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net. »
55 A ces mots on cria haro sur le baudet
Un loup quelque peu clerc
prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer
ce maudit
animal,
Ce pelé, ce galeux,
d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
60 Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
|